Ep.37 : Comment réussir sa stratégie RSE et atteindre ses objectifs d’impact ?

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Notre podcast Business Positif a accueilli Alexis Nicolas, consultant en numérique responsable chez OCTO, une ESN (entreprise de service numérique) orientée vers l’architecture du système d’information.

Depuis 2015, les collaborateurs se questionnent sur la réduction de l’empreinte carbone dans leur entreprise.

Rachetée par Accenture, OCTO a entrepris il y a quelques années un virage éco-responsable pour intégrer des actions green au sein des services. OCTO a une conviction forte : l’informatique transforme nos sociétés. 

L’épisode d’aujourd’hui peut se résumer grâce à cette belle phrase d’Alexis 

"Les belles réalisations informatiques se passent sur le fruit du partage des savoirs et du plaisir à travailler ensemble."

Créer des espaces d’échanges pour gagner en liberté pour l’impact

OCTO est une entreprise décentralisée, il y a la culture de l’autonomie et de liberté. Chaque employé peut s’impliquer concrètement dans un projet qui lui tient à cœur puisqu’ils ont la conviction que chaque projet trouvera sa place dans l’entreprise à un moment. 

Les employés communiquent beaucoup en interne. Ils ont beaucoup d’espaces d’échanges, de moments de partage comme des bbl (brown bag lunch) où ils ont l’occasion d’échanger sur des sujets persos comme « lance ton compost » ou « fais ton savon ». Le virage green a débuté à partir de ces moments d’échanges entre les employés. Ils ont ensuite organisé des fresques du climat, des apéros autour de ces sujets, mis en place une mailing liste green. A 25 autour d’une table, il y avait toujours plein d’idées, des convictions fortes parfois, des débats très variés, ça touchait même quelques fois au cœur de l’entreprise, à son activité propre.

Le bilan carbone, un outil de calibrage

Il fallait calibrer toutes ces idées, donner de la visibilité sur les axes d’amélioration, c’est pourquoi ils ont voulu faire un bilan carbone. Pour cela, toutes les compétences techniques et informatiques sont révisées sur l’empreinte numérique. 100% des émissions d’OCTO en écoconception d’ici 2030, c’est l’ambition que se donne la marque.

Par la suite, beaucoup de décisions ont été prises par la direction. Ils ont créé des ateliers collectifs pour collecter des idées, ont continué à échanger pendant les bbl. La direction a aussi voulu sensibiliser les collaborateurs qui ne faisaient pas partie de la démarche. Pour finir, ils ont eux aussi organisés des sessions de discussion et en sont arrivés à la conclusion qu’ils souhaitent diminuer leur empreinte carbone de 5% par an.

Dans le futur, ce seront 50% des collaborateurs qui seront formés au sujet du numérique responsable pour les faire monter en maturité et en compétences. Ils vont aussi lancer des chantiers structurants.

De la communication, oui, mais transparente c’est encore mieux !

D’après Alexis, l’action est le meilleur remède aux mauvaises nouvelles. Si on est inquiet, qu’on croule sur les mauvaises nouvelles, il faut se demander ce qu’on peut faire concrètement. OCTO aime se challenger, se « casser les dents » comme dit Alexis. Ils s’appliquent les choses à eux-mêmes avant d’en parler ensuite avec toute transparence sur leur blog.

Ils communiquent aussi en externe de façon institutionnelle grâce à leur podium Great Place to Work et à leur labellisation BCorp. Ces certifications sont aussi un moyen de guider leurs actions et leur communication.

Coordination, rentabilité et mesure : 3 écueils d’une ESN

  • 1er écueil : Tout le monde ne bouge pas à la même vitesse en interne et en externe.

Il faut prendre le temps de la discussion, échanger, converser, débattre pour créer des convictions plus solides. Il ne faut pas entrer dans l’autocratie, le partage et la discussion font partie des outils à la conduite du changement. Un beau projet informatique c’est presque coconstruit finalement.

  • 2ème écueil : La rentabilité et le business. 

Tout le monde veut du green IT mais qui va payer à la fin ? De la même manière que pour le premier écueil, ils gèrent ces questions en discutant, en échangeant et en prenant en compte l’humain.

  • 3ème gros écueil : La mesure de l’empreinte carbone d’une ESN

L’intérêt de la mesure repose sur 3 axes : mesurons, suivons, améliorons. Lorsqu’ils se sont intéressés à ces sujets, ils se sont rendu compte qu’on n’avait pas beaucoup de connaissances sur l’impact environnemental du numérique. L’enjeu est de développer les connaissances et les compétences. Pour percer les questions de la mesure, ils contribuent à la recherche et aux thèses. C’est grâce à Goodwill Management qu’ils ont pu aborder la mesure de leur impact.

Musique, film, documentaire ?

Dans tous ces films, ils sont passés à l’action, ils ont pris les choses en main et en ont innové.

Une recommandation d’un autre acteur du monde de l’entreprise pour ce podcast

Interface : fabricant de moquette

Un grand merci à Alexis NICOLAS de OCTO pour cette interview !